Oiseaux marins des iles de Marseille
Le Programme LIFE Nature
"Conservation des populations d'oiseaux marins des îles de Marseille"




Présentation générale du programme


Les archipels marseillais de Riou et du Frioul abritent des colonies de reproduction de quatre espèces d'oiseaux marins d'intérêt communautaire : le Puffin cendré* (Calonectris diomedea diomedea), le Puffin de Méditerranée* (Puffinus yelkouan), l'Océanite tempête* (Hydrobates pelagicus melitensis) et le Cormoran huppé de Méditerranée* (Phalacrocorax aristotelis desmarestii). Pour ces deux dernières sous-espèces endémiques de Méditerranée, il s'agit, avec quelques îlots de Corse, du seul site de reproduction en France.



Cartes de répartition méditerranéenne par espèces


Oiseaux marins des iles de Marseille Oiseaux marins des iles de Marseille
Oiseaux marins des iles de Marseille Oiseaux marins des iles de Marseille


Présentation des menaces

Au cours des trente dernières années, les écosystèmes des îles marseillaises ont subi de fortes perturbations.
De nombreux facteurs, fortement liés à la proximité de l'agglomération marseillaise, tels la surabondance des Goélands leucophées, la présence de mammifères introduits (rats, lapins, chats et chiens errants) et la fréquentation humaine sur les colonies, menacent l'équilibre des écosystèmes insulaires et plus particulièrement la survie des colonies d'oiseaux marins.


Les différentes sources de perturbations

Le Goéland leucophée : Larus michahellis
Oiseaux marins des iles de Marseille La prolifération du Goéland leucophée en Méditerranée durant ces dernières décennies est liée au développement des décharges à ciel ouvert. Outre la prédation directe qu'il exerce sur les colonies, son explosion démographique s'accompagne d'une prolifération de plantes nitrophiles et d'une augmentation de la biomasse végétale favorisant la prolifération des mammifères phytophages (rat, lapin).

Le Rat noir : Rattus rattus
Oiseaux marins des iles de Marseille Les populations de Rat noir sont présentes de longue date sur de nombreuses îles provençales. Aujourd'hui, la disponibilité en ressources alimentaires due à l'augmentation des populations de Goéland leucophée, entraîne la prolifération des rats (jusqu'à 150 rats/ha estimé sur Plane). Ces densités exceptionnelles accentuent les risques de prédations sur les œufs, les poussins et les adultes dans le cas de l'Océanite tempête. Cette pression se traduit par une chute du taux de reproduction et met ainsi en danger la survie des populations.

Le Lapin de Garenne : Oryctolagus cunniculus
Oiseaux marins des iles de Marseille Favorisées par l'augmentation des ressources alimentaires les populations de lapins de Garenne prolifèrent sur certaines îles.
Les galeries creusées par les lapins engendrent une modification de la physionomie du sol, l'effondrement de terriers et la destruction de la couvée en cours. La reproduction future est aussi remise en cause car la perte du nid conduit fréquemment au divorce, obligeant la recherche d'un nouveau partenaire au détriment de la reproduction.

Les chats et les chiens errants :
Les chats harets (chat domestique retourné à la vie sauvage) capturent principalement des adultes en période prépositale, lorsque les individus paradent à l'entrée des terriers.
Oiseaux marins des iles de Marseille Sur le Frioul, la divagation des chiens errants menace aussi les colonies (excavation des terriers, dérangements et risque de prédation).

La fréquentation humaine :
Le développement touristique en Méditerranée et l'essor de la plaisance ont entraîné une augmentation importante de la fréquentation des îles en été, perturbant la reproduction des espèces nicheuses. Les aménagements avec les éclairages qui en résultent, le développement des activités nautiques et la fréquentation des îles la nuit constituent des menaces supplémentaires pour la conservation des oiseaux marins.


Organisation schématique des menaces

L'impact du Goéland leucophée sur la végétation et l'avifaune marine des îles de Marseille :
Intimement liée au développement des décharges à ciel ouvert, la surabondance d'une population nicheuse de Goélands leucophées (Larus michahellis), dont l'effectif dépasse aujourd'hui les 25 000 couples nicheurs, menace les écosystèmes insulaires marseillais.

Ces colonies de goélands engendrent de profonds déséquilibres écologiques en favorisant le développement d'une végétation nitrophile abondante ainsi qu'un apport important de matières organiques transportées par les oiseaux depuis les décharges d'ordures ménagères du continent pour l'alimentation des poussins.

Il en résulte une augmentation des ressources alimentaires disponibles pour les Lapins de garenne (Oryctolagus cunniculus) et les Rats noirs (Rattus rattus), espèces introduites sur les îles et dont les populations autrefois faibles atteignent aujourd'hui des densités très importantes et menacent la survie des colonies d'océanites et de puffins.


Oiseaux marins des iles de Marseille


Un programme LIFE pour quoi faire ?

Le CEEP, gestionnaire des archipels marseillais, a voulu renforcer son action de gestion en faveur de la conservation de ces oiseaux marins qui nichent sur ces îles.
En partenariat avec le CNRS-CEBC et l'association Alpes de Lumière, le CEEP a ainsi proposé un programme LIFE Nature à la Commission Européenne.

Planifié sur 5 ans (2003-2007), le programme LIFE Nature " Conservation des populations d'oiseaux marins des îles de Marseille " est soutenu et financé par l'Union Européenne, le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable et les partenaires locaux de la gestion des îles : Conseil Régional Provence-Alpes-Côte d'Azur, Conseil Général des Bouches du Rhône, et Ville de Marseille.

Les trois espèces visées par le programme sont le Puffin cendré, l'Océanite tempête et le Cormoran huppé de Méditerranée. Le Puffin yelkouan (Puffinus yelkouan), espèce endémique de Méditerranée, nicheuse sur les archipels marseillais, bénéficie également des actions de gestion mises en œuvre dans le cadre du programme.

Les principaux objectifs du programme sont :

  • la conservation de ces colonies d'oiseaux marins d'intérêt communautaire des îles de Marseille,
  • restaurer des conditions favorables à l'installation de colonies sur les sites anciennement occupés,
  • favoriser la croissance des populations nicheuses.
D'autre part, le programme a également pour objectif de participer à la création d'un réseau de gestionnaires et de scientifiques impliqués dans la conservation des oiseaux marins de Méditerranée et de créer une synergie entre les différents pays accueillant ces espèces. Enfin, le programme prévoit le développement d'outils de communication à destination du grand public et des usagers de la mer et des îles afin que ces oiseaux deviennent des éléments emblématiques du patrimoine naturel marseillais.



Les grands axes du programme

Le programme LIFE permet de renforcer les équipes de gestion des archipels marseillais et de mettre en œuvre les actions de conservation.
Suivi des colonies de reproduction :
  • Poursuite du programme de baguage des puffins initié par le CEEP
  • Evaluation de l'état de santé des colonies par suivi du succès de reproduction
  • Augmentation de la connaissance de la biologie des espèces au travers d'études et du suivi des colonies
  • Mise en place d'un prototype d'enregistreur vidéo sur des terriers permettant l'étude du comportement des oiseaux marins et l'identification des sources de perturbation
  • Prospection de nuit des derniers sites de reproduction des Océanites tempêtes pour évaluer précisément l'état de la population
  • Suivi des effectifs nicheurs et estivants de Cormoran huppé de Méditerranée

Limitation des facteurs de perturbations :
  • Régulation ou éradication des populations de mammifères introduits (rat et lapin)
  • Organisation et gestion de la fréquentation pour assurer la tranquillité des colonies

Restauration d'habitats et dynamisation des colonies :

  • Mise en place de nichoirs artificiels sur les colonies perturbées par les lapins pour empêcher les effondrements
  • Pose de nichoirs artificiels sur les colonies exemptes de perturbations afin d'en accroître le potentiel d'accueil
  • Expérimentation de systèmes de diffusion de chant pour favoriser l'installation de nouveaux couples nicheurs

Renforcement de la surveillance et de la protection juridique des colonies accessibles au public. Ces actions s'inscrivent dans une démarche globale de gestion des îles de Marseille qui a déjà porté ses fruits au travers de :

  • Création du Parc Maritime des Iles du Frioul par la Ville de Marseille
  • Classement en Réserve Naturelle Nationale de l'Archipel de Riou par l'Etat

Développement d'outils de communication à destination du grand public et des usagers de la mer et des îles (conférences, lettres d'information, plaquettes, expositions, site Internet, etc.).

Enfin, le programme prévoit l'animation d'un forum de discussion sur son site Internet, pour favoriser les échanges entre les gestionnaires des différentes îles de Méditerranée. Ce travail devra aboutir à une rencontre de l'ensemble des intervenants lors d'un atelier de réflexion en 2007, sur l'archipel du Frioul. Un cahier de gestion des populations nicheuses de procellariiformes de Méditerranée fera la synthèse de cette rencontre et sera diffusé auprès des organismes et personnes concernés.

Globalement, les actions menées en terme de gestion de site et de sensibilisation du public pour assurer la sauvegarde de ces espèces menacées sur le territoire d'une grande ville comme Marseille, auront un caractère exemplaire pour d'autres sites analogues de Méditerranée.


Des premiers résultats encourageants

Après deux ans d'existence, les nombreuses actions de gestion et de suivi ont été mises en œuvre et les premiers résultats sont encourageants :

  • Dès la première année d'installation, quatre nichoirs posés dans le cadre du programme LIFE ont été occupés par des couples reproducteurs de Puffins cendré et trois poussins y ont été élevés jusqu'à l'envol. En 2005, de nouveaux couples de puffins se sont installés dans les nichoirs artificiels, attestant de leur efficacité ;
  • En 2003, les succès de reproduction des Puffins cendrés des îles du Frioul fut le plus mauvais enregistré depuis 1979. En 2004 et 2005, les campagnes de piégeage sur l'Archipel du Frioul ont fait chuter les densités de Rat noir sur les colonies. Consécutivement à la diminution de la population de rats, le succès reproductif des colonies de Puffins cendré du Frioul a très nettement augmenté, passant de 0,25 jeune par couple en 2003 à 0,65 jeune par couple en 2004 et 0,75 jeunes par couples en 2005 : 2004 et 2005 ont ainsi été les 2 meilleures années de reproduction depuis ces dix dernières années.
  • Dans le cadre du programme de baguage destiné à suivre la dynamique de populations de puffins, 136 individus (adultes et poussins) ont été bagués et 62 adultes ont été contrôlés en 2004. En 2005, 124 individus ont été bagués et 68 adultes ont été contrôlés ;
  • Les systèmes innovants d'enregistrement vidéo installés aux abords des terriers de Puffins cendrés ont fourni des images inédites sur le comportement des oiseaux pendant la période de nidification, ainsi que sur les dérangements occasionnés par les prédateurs introduits (entrée de rats et de lapins dans les terriers, visite de chiens errants sur les colonies du Frioul, etc.) ;
  • Les modules expérimentaux de diffusion de chants disposés sur les colonies, et destinés à favoriser l'installation de nouveaux couples nicheurs, sont aujourd'hui opérationnels ;
  • Des prospections réalisées sur l'archipel de Riou en 2004 ont confirmé la présence des océanites sur le site et ont conduit, début 2005, à l'installation de nichoirs artificiels et d'un système de repasse vocale sur un site exempt de toute perturbation. L'attractivité du dispositif a rapidement été confirmée par la présence de plume et de fiente, et l'observation nocturne d'un Océanite tempête. Courant mai 2005, un œuf a été pondu dans l'un des nichoirs mais il a été abandonné dans le courant du mois de juillet (œuf stérile ou jeunes reproducteurs ?) ;
  • Le suivi annuel des effectifs nicheurs et estivants des Cormorans huppés de Méditerranée témoigne de l'augmentation constante de la population depuis son installation en 1999 (l'île de Riou est le seul site de reproduction de France continentale). Les travaux menés depuis le début du programme LIFE montre une installation pérenne de la colonie avec 4 couples réguliers, et un accroissement du nombre d'individus observés en été et en automne sur les îles ;
  • Des sentiers balisés ont été aménagés sur les îles afin de canaliser la fréquentation humaine en dehors des secteurs où nichent les oiseaux.

 


Bilan intermédiaire

Le LIFE Oiseaux marins des îles de Marseille touche bientôt à sa fin... et cette dernière année de réalisation du projet est bien remplie !
L'ensemble des travaux annuels de gestion se poursuit sur les archipels grâce aux équipes de terrain : capture de mammifàres introduits (rats et lapins), suivi des populations d'oiseaux marins et de l'occupation des nichoirs, baguage des puffins nicheurs, surveillance des colonies d'oiseaux marins, etc.
Depuis le démarrage du projet, en 2003, les résultats n'ont cessé d'être encourageants :

  • augmentation des effectifs nicheurs Puffins cendrés et yelkouans, nouvelles installations de couples de puffins en terriers artificiels chaque année (24 couples en tout entre 2003 et 2006),
  • 1er cas de nidification d'Océanite tempête en nichoir artificiel,
  • augmentation constante du succès de reproduction des puffins consécutivement au piégeage intensif des rats et à la dératisation d'îles et îlots,
  • baguages de 445 et contrôle de 237 puffins cendrés,
  • maintient de la petite population de Cormoran huppé de Méditerranée sur Riou et, fait rarissime, l'élevage avec succès de deux nichées par un même couple en 2006.
Le programme LIFE a également permis de développer divers outils de communication destinés à un large public : le site Internet biensûr, mais aussi une lettre d'information " Aucelun dè Mar ", un livret sur les îles de Marseille publié dans la collection " Territoires remarquables " du magasine Terre Sauvage, une plaquette de détermination des oiseaux marins, et une exposition sur le patrimoine naturel des îles de Marseille.
Côté " pro " , un forum de discussion, destiné aux gestionnaires de sites abritant des oiseaux marins, a été lancé sur le site internet du programme, et un séminaire sur les problématiques de gestion des populations d'oiseaux marins est en préparation pour l'automne 2007...

 


Bilan final

Actions développées et résultats
Plusieurs actions ont été menées afin de contrôler les prédateurs (Rat noir) et les espèces interagissant avec les oiseaux marins (Lapin de garenne) : dératisation de petites îles ou îlots, limitation des densités de rat par le piégeage annuel sur les plus grandes îles, capture de lapins en zones meubles afin de diminuer leur impact sur les sites de reproduction (destruction de terrier).
Ces opérations ont contribué à  la nette amélioration du succès de reproduction des Puffins cendrés sur les deux archipels depuis 2003.



Un prototype de système automatisé de vidéosurveillance a été expérimenté pour le suivi de Puffins cendrés à  l`aide de caméras de vision nocturne installées in situ aux abords des terriers de puffins. Cette opération a permis de connaître les principales causes de perturbation pesant sur cette espèce (dérangement par des rats, des lapins, des goélands, des chats et chiens errants sur les colonies) et d`obtenir des images inédites sur le comportement des individus nicheurs (toilettage, reproduction, etc.).
Des modules expérimentaux de diffusion de chant ont également été mis au point et disposés sur les colonies de puffins et d`océanites afin de favoriser l`installation de nouveaux couples nicheurs.
D`autres actions ont concerné l`installation de nichoirs artificiels pour les puffins et les Océanites tempêtes, associés aux systèmes d`attraction sonore : l`occupation immédiate et durable des nichoirs par les puffins a montré l`efficacité de l`action. Pour les océanites, un des dispositifs expérimentaux a permis l`installation d`un couple dès la première année.



Sur le Frioul, l`aménagement et la restauration de sentiers pour soustraire la colonie de Puffin cendré du fort de Pomègues à la fréquentation humaine a contribué à favoriser la tranquillité des colonies de reproduction.

Sur l`ensemble des îles, à  chaque période de forte fréquentation humaine, la surveillance a été renforcée sur les sites afin de veiller à  la tranquillité des colonies d`oiseaux marins. Globalement, l`effort d`information répété chaque année contribue largement au respect de la réglementation en vigueur sur îles de Marseille.

D`autre part, le suivi scientifique régulier de la reproduction des Puffins cendrés et des Cormorans huppés, ainsi que le baguage annuel des puffins ont été assurés. Ces actions permettent de mesurer l`efficacité des actions de gestion :

  • la petite colonie de Cormoran huppé de Riou qui comptait 4 couples nicheurs en 2003 et un succès de reproduction de 2 jeunes/couples s`est agrandie à 5 couples avec un succès de reproduction de 2,2 jeunes par couples (11 poussins produits). De plus, en ce début d`année 2008, 9 couples nicheurs sont installés sur les falaises de Riou.
  • les populations de Puffin cendré connues sur les deux archipels ont été dynamisées ; le nombre de terriers recensés et cartographiés est en effet passé de 228 terriers en 2003 à 375 terriers en 2007. Cette augmentation est due d`une part à  une meilleure connaissance de la population grâce au renforcement des suivis sur le terrain et, d`autre part, à  une croissance des effectifs favorisée par les actions de gestion.


    Le succès de reproduction a plus que doublé, évoluant de 0,37 jeune/couple en 2003 à 0,79 jeune/couple en 2007, ce qui atteste une amélioration de la qualité des sites reproduction sur les îles de Marseille, liées aux actions réalisées. Les efforts de conservation seront poursuivis pour maintenir ces bonnes conditions et le développement des colonies.

    Enfin, une étude a été menée sur le régime alimentaire du Cormoran huppé, afin d`améliorer les connaissances de cette espèce récemment installée sur Riou. Des articles parus dans la presse locale ont contribué à la sensibilisation du grand public sur la fragilité de cette espèce.

    Globalement, le programme LIFE « Conservation des populations d`oiseaux marins des îles de Marseille » a atteint ses objectifs de conservation. pour les trois espèces visées, avec l`augmentation du nombre de couples nicheurs de Puffin cendré, l`augmentation de la population de Cormoran huppé de Méditerranée, et la confirmation du maintien de couples nicheurs d`Océanite tempête.

    De plus, le Puffin yelkouan, ainsi que l`ensemble des écosystèmes insulaires marseillais, ont également bénéficié des opérations menées pour supprimer les sources de perturbations.

    L`ensemble des dispositifs innovants ont été expérimentés avec succès en matière de gestion et d`aménagements de colonies d`oiseaux marins et ces méthodes sont déjà  exportées sur d`autres îles en Méditerranée.

    La conservation des oiseaux marins passe également par la reconnaissance de leur valeur patrimoniale par le public et les acteurs locaux. Plusieurs outils de communication ont ainsi été réalisés : site internet avec forum de discussion, brochure illustrée, plaquette de présentation des oiseaux marins, lettres d`information, affiche, exposition de 14 panneaux et diaporamas.

    L`ensemble des actions de communication et les documents produits et diffusés ont permis, à  travers les oiseaux marins, de faire évoluer la perception des îles vers une plus grande reconnaissance des richesses littorales discrètes qu`elles abritent.

    D`autre part, afin de faire connaître les actions menées et les principaux résultats du programme, des ateliers de travail se sont tenus à Marseille en novembre 2007. Ils ont réunis une cinquantaine de gestionnaires, de chercheurs, de représentants de l`état et de collectivités concernés par la conservation des oiseaux marins et constituent ainsi une étape importante dans la construction d`un réseau durable de gestionnaires et de scientifiques concernés par la gestion des milieux insulaires. A travers ces ateliers, mais aussi par la diffusion d`un cahier de gestion présentant les méthodes développées dans le cadre du programme et du rapport simplifié, les résultats du programme LIFE sont largement diffusés auprès des acteurs des réseaux de conservation des oiseaux marins et des écosystèmes insulaires.


    En conclusion...

    Le projet LIFE a joué un rôle primordial dans la construction de la protection des îles en renforcant et en dynamisant les dispositifs de gestion mis en oeuvre sur les îles de Marseille et la collaboration entre les sites insulaires de Méditerranée.

    L`ensemble des actions mises en oeuvre pour la conservation des populations d`oiseaux marins seront poursuivies à long terme dans le cadre de la gestion de la Réserve Naturelle de l`archipel de Riou et du Parc Maritime des îles du Frioul.

    Le projet LIFE a également contribué à  tisser des liens entre les gestionnaires des îles de Méditerranée, concrétisés par l`Initiative pour la Protection des Petites îles de Méditerranée, initiée par le Conservatoire du littoral et le CEEP et dont l`objectif est d`appuyer la mise en place d'une gestion efficace et pratique des petits territoires insulaires de Méditerranée...

    L`exportation et le partage de l`expérience acquise sur les îles de Marseille dans le cadre du programme LIFE constitue une contribution à la préservation d`un patrimoine naturel commun à l`ensemble des pays du bassin méditerranéen et aujourd`hui menacé.


    Présentation finale
    Final presentation (english)

    Contact pour tout renseignement complémentaire : Jennifer DABAT-ROUL
    Chargée de mission
    Conservatoire-études des écosystèmes de Provence-Alpes du Sud
    166, avenue de Hambourg - 13008 Marseille
    Tél. : 04 91 25 26 12 Fax : 04 91 73 64 14
    jennifer.dabat@ceep.asso.fr